mercredi 17 août 2011

Mes déchets     :
  PRENEZ DE BONNES RESOLUTIONS POUR LA RENTREE ...

Chacun de nous produit 590 kg de déchets par an qui se retrouvent dans nos poubelles et conteneurs de tri (390 kg) et dans les déchèteries (200 kg). C’est deux fois plus qu’il y a 40 ans.
Aujourd’hui, nous avons pris l’habitude de trier nos déchets mais cela n’est pas suffisant. Ils ont toujours des conséquences sur l’environnement et la santé (gaspillage des matières premières, consommation d'énergie, émission de gaz à effet de serre…).
Comment limiter nos déchets et mieux jeter ? Consultez nos pistes et nos conseils pratiques

À savoir avant de se lancer
Après avoir cherché à réduire au maximum nos déchets en achetant et utilisant mieux nos produits, en jetant moins, nous devrons tout de même en éliminer un certain nombre. Autant le faire le mieux possible pour permettre à ces déchets d'être recyclés. Consultez nos conseils pour jeter mieux.
C'est bon à savoir
Savoir reconnaître et comprendre les logos
Symbole du recyclageSymbole du recyclage qui signifie que ce produit ou  cet emballage contient  65 % de matières  recyclées
Cet anneau de Moebius est le symbole du recyclage. Les produits qui l'arborent, ou leur emballage, sont recyclables. Néanmoins, ils seront recyclés si le système de collecte ou la filière du recyclage existent et si les consignes de tri sont correctement respectées.
Le chiffre à l'intérieur de l'anneau indique le pourcentage de matière recyclée qui entre déja dans le produit.

Autres symboles
Ce sont des symboles d'identification des matériaux. Ils servent à identifier les matériaux lors du tri des produits usagés et de leurs emballages en vue d'en favoriser le recyclage. Ils ne présument donc pas du recyclage effectif du produit qui les porte.
Ce logo ne signifie PAS que le produit est recyclable
Point vert
Celui-ci figure sur 95 % de nos emballages… Il permet juste de reconnaître une entreprise partenaire du programme français de valorisation des emballages ménagers. Il ne signifie pas que les produits sont recyclables.
Pourquoi tous les plastiques ne sont pas recyclables ?
Les plastiques fins comme les films d'emballages, les barquettes, les pots de yaourt... ne sont pour l'instant pas recyclables.
Actuellement, les centres de tri ne savent pas encore isoler les différents plastiques. Or, pour être recyclés, ils ne doivent pas être mélangés.
Où trouver les coordonnées de la déchèterie la plus proche ?
Il existe aujourd'hui un plus de 4 500 déchèteries en France. Vous en trouverez très certainement une près de chez vous !
Pour trouver la déchèterie la plus proche de votre domicile, contactez votre mairie ou consultez son site Internet.
Vous pouvez aussi consulter la base de données de l'ADEME dédiée aux déchets : www.sinoe.org
Un déchet peut être très long à se dégrader et donc très nuisible pour la faune et la flore
Ne laissez jamais vos déchets dans la nature.

Poster : Le temps de dégradation des déchets dans le sol
A quoi sert l'éco-participation sur les achats d'équipements électriques et électroniques et sur les lampes basse consommation ?
Depuis novembre 2006, les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), tout comme les lampes basse consommation doivent être rapportés en magasin ou à la déchèterie pour être dépollués puis recyclés.
C'est pour financer les coûts de collecte, de réemploi, de dépollution et de recyclage que vous payez une « éco-participation » à l'achat d'un appareil neuf.
Elle est indiquée sur les étiquettes, séparée du prix du produit.

Cette « éco-participation » est versée aux quatre éco-organismes agréés par les pouvoirs publics chargés d'organiser la collecte et le retraitement :
Vous pouvez trouver sur les sites Internet de ces éco-organismes de nombreux conseils pour bien jeter vos équipements et lampes basse consommation, ainsi que la liste des points de collecte les plus proches de votre domicile.
Comment bien se débarrasser des objets de notre vie quotidienne dont nous n'avons plus l'usage ?
Abandonnez le réflexe de tout jeter dans la première poubelle que vous avez sous la main !
Certains objets peuvent trouver une deuxième vie, d'autres sont à éliminer avec précaution.
Bref à chaque déchet sa solution.
N'hésitez pas à vous renseigner avant d'agir.
Vous pouvez par exemple trouver des solutions dans le guide pratique du savoir vert de GULLIVERT
Gullivert : le guide pratique du savoir vert - Edition 2010(Prix public : 15€ TTC - 304 pages).
Le recyclage, à quoi ça sert ?

mardi 9 août 2011

Des conseils pour bien acheter
et s'équiper        

Bien acheter et s'équiper, c’est se procurer des produits neufs ou d'occasion dont on à besoin en les achetant mais aussi en les empruntant ou en les louant. C'est penser « déchet » dès l’achat de votre produit. Acquérir quelques réflexes simples vous permettra de faire les bons choix.

Avant de penser "achat", pensez à emprunter ou à louer

Si vous n'utilisez certains équipements qu'occasionnellement, il est préférable de les louer ou de les emprunter. Par exemple, du matériel de bricolage (scie électrique, décolleuse de papier peint...).

Achetez seulement ce dont vous avez besoin

Attention à ne pas acheter en trop grande quantité ou avec des dates de consommation très courtes. Trop de produits finissent à la poubelle car les dates de péremption sont dépassées.

Evitez d’acheter des produits à usage unique : lingettes, vaisselle en carton…

  • Privilégiez la vaisselle réutilisable (verre, porcelaine...) plutôt que la vaisselle à usage unique (en carton ou plastique) même pour des fêtes.
  • Le papier essuie-tout est bien pratique, mais réapprenons à utiliser d’abord éponge, torchon ou chiffon. Et pour nettoyer, un produit adapté et correctement dosé plutôt que des lingettes d’entretien.
  • Des boîtes en plastique, en verre ou en métal conviennent pour le stockage dans bon nombre de cas : réservons plutôt le papier aluminium ou sulfurisé aux cas particuliers.
  • Préférez les rasoirs solides (bois, métal...) à lames rechargeables plutôt que les rasoirs jetables en plastique.
  • Consommez plutôt l’eau du robinet qui est bonne et bon marché : plutôt que d’acheter des bouteilles en plastique. Pour partir en promenade, remplissez une gourde réutilisable plusieurs fois.
Cependant, dans certaines circonstances (par exemple dans les transports, hors domicile ou pour des raisons sanitaires), certains de ces produits à usage unique peuvent être pratiques. Réservez-les à ces moments-là !
Quelques conseils sur vos achats pour bébé sur www.developpement-durable.gouv.fr

Privilégiez des produits éco-labellisés et éco-conçus

Ces produits ont moins d'impact sur l’environnement lors de leur fabrication, de leur utilisation mais également de leur fin de vie. Par exemple, leurs emballages sont recyclables ou présentés en éco-recharges.
Pour en savoir plus : www.simplementecolabel.fr

Préférez des sacs réutilisables plutôt que des sacs de caisse jetables

Environ 48 sacs de caisse en plastique sont encore distribués par seconde aux français pour une durée d’utilisation de 20 minutes en moyenne. Cependant, on peut être optimiste pour l’avenir puisque 85 % de sacs ont été distribués en moins depuis 2002.

Evitez les emballages superflus

Privilégiez les produits vendus au détail ou en vrac et ceux nécessitant le moins d’emballages : par exemple les produits avec recharges, les lessives concentrées …
Vous pourrez ainsi diminuer le volume de votre poubelle. En effet, 90 milliards d’emballages sont jetés chaque année par les français, ce qui représente 25 % du poids de votre poubelle !

Choisissez des produits durables et réparables

Dans la plupart des cas, prolonger la durée de vie d’un produit en le réparant permet des économies de matières premières plus importantes que celles liées à l’achat d’un appareil neuf même plus performant.

Choisissez des produits en matières recyclées ou issus de matières renouvelables

Vous pouvez, par exemple, trouver des jouets en bois issus de forêts gérées durablement.

Achetez des produits de seconde main

Dans les recycleries, les ventes des associations, dans les vide-greniers, dans les magasins type salle de vente de particuliers, ou chez les artisans/vendeurs vous pourrez trouver livres scolaires d’occasion, matériel de puériculture, meubles, etc. vendus après remise en état ou non.

Pensez à offrir des cadeaux dématérialisés plutôt que des objets qui ne serviront que très peu

Concerts, abonnements… feront tout autant plaisir et éviteront de finir au rebut

dimanche 7 août 2011

Des éco-conseils pour vos Vacances

Ça y est, les vacances approchent ! Mais avant de partir, n’oubliez pas de garder en mémoire toute une série de conseils pour respecter au mieux l’environnement. Et, une fois sur place, conservez un comportement éco-responsable.

 

 

Avant de partir

1. Comparez les différents modes de transport pour vous rendre à destination et optez pour le moins émetteur en CO2
Pour vous aider la SNCF et l’ADEME vous proposent un ecocomparateur.voyages-sncf.com
Il vous permet de comparer les offres des différents modes de transport proposés sur le site Voyages-sncf.com pour des destinations desservies par le train, en France et en Europe proche : avion, train, voiture et de prendre en considération plusieurs critères pour faire le meilleur choix possible : la durée du transport, le coût et son impact sur l'environnement.
2. Préparez vos bagages avec soin
  • Réduisez au maximum le poids de vos bagages. Réduire de 15 kg ses bagages peut économiser entre 100 et 200 kg éqCO2 sur un vol Londres – Tenerife.
  • N'emportez pas de produits générant des déchets sur place
    - Faites la chasse aux emballages. Pensez à retirer vos crèmes, shampoings… de leurs cartons d’emballage.
    - Evitez les produits jetables comme les rasoirs, les lingettes...
    - N’emportez pas de produits polluants comme des piles.
    Vous éviterez ainsi de les jeter sur place alors que certains pays ne possèdent pas de systèmes de gestion optimisée de ces déchets.
  • Privilégiez les produits labellisés NF Environnement ou portant l’écolabel européen. Leur utilisation a un impact réduit sur l’environnement. Cela prend tout son sens en particulier dans les pays du Sud où les eaux ne sont pas toujours traitées.
  • A la plage, optez pour des laits solaires plutôt que pour des huiles. L'huile solaire forme un écran à la surface de l'eau et ralentit la photosynthèse des végétaux sous-marins.
  • Choisissez des vêtements adaptés. Pensez à vous renseigner sur la coutume vestimentaire du pays où vous vous rendez afin de respecter la population que vous allez rencontrer. Par exemple, dans les pays musulmans, les femmes doivent garder les jambes couvertes (jupe longue ou pantalon), en Italie, les femmes doivent se couvrir la tête pour visiter une église, en Inde, mieux vaut rester les bras couverts si vous ne voulez pas choquer…

Sur place

1. Respectez l’environnement
N’oubliez pas que les sites naturels touristiques sont souvent fragiles et doivent être protégés. Des touristes en grand nombre peuvent abîmer la flore et déranger la faune.



2. Privilégiez les transports en commun, le vélo et la marche à pied
Vous avez le temps. C'est l'occasion de lâcher votre voiture au profit des transports en commun, du vélo ou de la marche, moins émetteurs de gaz à effet de serre.
De plus en plus de communes proposent des infrastructures pour limiter le recours à la voiture durant les séjours : voies vertes, cyclables ou piétonnes, réseaux de bus, navettes... En plus, vous ferez des économies.
3. Consommez des produits locaux que vous soyez en France ou à l'étranger
Les produits importés consomment du carburant pour leur transport, émettent des gaz à effet de serre et contribuent au changement climatique. Cela permet aussi de soutenir l'économie locale et de découvrir de nouveaux produits ou de nouvelles saveurs !
4. N'oubliez pas les bonnes pratiques au quotidien
Une étude de l'ADEME a constaté que pendant les vacances nous avions tendance à oublier les pratiques responsables. Plusieurs douches dans une même journée, utilisation massive de produits jetables, changement des serviettes tous les jours...
Il faut savoir qu’un tiers de la population mondiale est privée d’accès à l’eau potable. Un Américain utilise en moyenne 600 litres d’eau potable par jour, un Européen 250 et un Africain 30. Plus de 2,6 milliards de personnes ne bénéficient pas d'un système d'assainissement basique des eaux usées et de nombreux pays n'ont pas forcement les infrastructures adéquates pour gérer les déchets comme les pays du Nord. Il faut donc rester vigilants si nous ne voulons pas que nos vacances soient un poids supplémentaire pour le territoire que nous visitons.
Quelques gestes simples à adopter :
  • Sur la plage, en mer, en montagne, récupérez vos déchets, tous vos déchets ! Y compris les mégots de cigarettes, les chewing-gums... Pensez à toujours avoir un sac en plastique dans votre sac à dos durant vos promenades : il servira à mettre vos déchets de pique-nique ou de goûter. Vous pourrez les trier et les jeter en arrivant chez vous.
  • Evitez de laisser traîner des emballages vides (paquets de gâteaux, sachets...) et des sacs plastiques qui pourraient s’envoler et être entraînés vers la mer. Ce sont des dangers mortels pour la faune qui les confond parfois avec de la nourriture. Selon les Nations Unies, les déchets rejetés à la mer, principalement le plastique, seraient à l'origine de la mort, chaque année, d'un million d'oiseaux marins et environ 100 000 mammifères et tortues de mer.
  • Evitez les produits à usage unique. Vous ferez des économies et réduirez le volume des déchets à traiter. Utilisez des piles rechargeables.
  • A l’hôtel, ne changez pas de serviette tous les jours. De nombreux hôteliers vous proposent de mettre vos serviettes par terre ou dans la baignoire pour indiquer que vous souhaitez les changer.
  • Ne prenez pas des douches trop longues. L’eau est rare et précieuse.
  • N’utilisez pas de grandes quantités de savon, shampoing, etc. Ils sont parfois difficiles à éliminer par les systèmes d’épuration. Utilisez au maximum des produits écolabellisés plus facilement biodégradables et plus respectueux de l’environnement.

5. Optez pour des sports doux avec la nature

Certaines activités pratiquées dans la nature, vélos, canyoning, escalade, canoë-kayak, deltaplane… peuvent avoir des impacts significatifs sur l'environnement.
C'est pourquoi, il est primordial quand vous pratiquez une activité dans la nature de respecter les différentes consignes énoncées par le secteur. Certains secteurs ont établi des chartes pour informer les sportifs des consignes à respecter pour préserver les éco-systèmes fragiles.
Pour en savoir plus, consultez la rubrique "Mes loisirs".
6. Favorisez l'artisanal local

Si vous souhaitez ramener un souvenir, vérifiez qu’il a bien été produit localement et non pas dans un autre pays où la main d’œuvre est bon marché et où les enfants sont exploités. Veillez aussi à ce que le produit ne contribue pas à l'extinction de certaines espèces ou ressources.
En choisissant des souvenirs issus de l’artisanat local, vous soutiendrez l’économie locale.

BONNES VACANCES

vendredi 5 août 2011

CONSOMMEZ MIEUX ET FAITES DES ECONOMIES
Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Ademe : pour mieux comprendre les enjeux du développement durable

Publié le 31.03.2011
Consommation, logement, loisirs, transports... A l’occasion de la semaine du développement durable du 1er au 7 avril 2011, découvrez sur le site de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) l’espace éco-citoyens.
Cet espace vous propose toute une série d’entrées thématiques pour vous apporter des informations et des conseils pratiques : habitation, achats, déplacements, vacances, loisirs, déchets, vie au bureau, financement de projets. Il donne également accès à des guides pratiques concernant, par exemple, le diagnostic de performance énergétique, les modalités de chauffage, la production d’électricité, la voiture, les équipements électriques, l’éclairage, le compostage ou encore les déchets dangereux. Pour plus d’informations en matière d’économie d’énergie (isolation, chauffage, financement...), vous pouvez aussi contacter l’un des 235 espaces "Info Energie" implantés sur l’ensemble du territoire français.
Enfin, si vous souhaitez connaître le programme des manifestations liées à la semaine du développement durable, vous avez la possibilité de trouver directement la liste des activités proposées sur le site www.semainedudevloppementdurable.gouv.fr

mardi 2 août 2011

DIAGNOSTIC PLOMB POURQUOI ?
 
 HISTORIQUE
Adoré au Moyen Age par les alchimistes de l’époque qui l’associait à la planète Saturne, le plomb a toujours eu une réputation à la fois sulfureuse et mystérieuse, car certains disaient pouvoir le changer en or ! En pratique, son utilisation s’est vite répandue dans de nombreux domaines, car c’est un matériau facile à trouver et à extraire et d’une très grande malléabilité. Mais il est également dangereux pour la santé. Résultat, les peintures au plomb ont été interdites en 1948 en France mais l’interdiction totale pour les canalisations ne date que de 1995.

Aussi est-il recherché dans des logements pour prévenir tout risque d’intoxication et de saturnisme.


Le constat de risque d’exposition au plomb

Défini par l’article L. 1334-6 du Code de la santé publique, le Constat de Risque d’Exposition au Plomb (CREP) consiste à en mesurer la concentration dans tous les revêtements d’un immeuble afin d’identifier ceux qui en contiennent. Ce diagnostic permet de décrire leur état de conservation et de repérer les facteurs de dégradation du bâti. Il permet ainsi d’identifier les situations d’insalubrité. Le CREP porte uniquement sur les revêtements du logement, y compris ceux de l’extérieur comme les volets, ainsi que sur les locaux annexes d’une habitation destinés à un usage courant (buanderie par exemple). Il concerne les appartements et les maisons individuelles construits avant le 1er janvier 1949, quelque soit leur localisation géographique.


Le CREP doit avoir été établi depuis moins d’un an à la date de la signature de l’avant-contrat ou, à défaut, de l’acte authentique de vente chez le notaire. Toutefois, si le constat établit l’absence de revêtement contenant du plomb ou la présence de plomb à des concentrations inférieures au seuil de 1 mg/cm², sa validité n’est pas limitée dans le temps. Il sera donc inutile de refaire un constant en cas de vente.

Protéger les occupants du logement et les professionnels en intervention En l’absence de CREP, la vente peut quand même avoir lieu mais le vendeur ou le bailleur demeure pénalement responsable si l’acquéreur ou le locataire découvre la présence de plomb dans les revêtements. De plus, si des personnes occupantes ou professionnelles du bâtiment sont soumises à une pollution par le plomb par l’absence d’information sur le risque, la responsabilité pénale du vendeur peut être engagée pour mise en danger de la vie d’autrui. A défaut, aucune clause d’exonération de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à raison des vices constitués par le risque d’exposition au plomb.



Si le CREP met en évidence la présence de revêtements contenant du plomb à des concentrations supérieures au seuil limite, le propriétaire doit absolument en informer les occupants et les personnes amenées à faire des travaux dans l’immeuble ou la partie d’immeuble concernée. Il doit aussi procéder sans attendre aux travaux appropriés pour supprimer le risque d’exposition, tout en garantissant la sécurité des occupants. Cette obligation est transférée à l’acquéreur après la vente.

lundi 1 août 2011

Electricité et diagnostics

Nouvelle norme XP C 16-600 :
des évolutions d’envergure



« Les évolutions apportées par la nouvelle norme XP C 16-600 au diagnostic électrique en cas de vente sont d’envergure. Même si les six points de contrôle de base sont inchangés, les exigences de chaque fiche de contrôle ont été remaniées dans leurs
libellés, les mesures compensatoires apparaissent explicitement dans le rapport, l’étendue des zones de sécurité dans les locaux contenant une baignoire ou une douche change en présence de parois...

En outre, les exigences relatives aux piscines privées ne se réfèrent plus à la partie 7-702 de la norme NF C 15-100 : elles seront désormais explicitées en intégralité dans la nouvelle norme XP C 16-600. Si on ajoute l’enrichissement de l’annexe relative aux matériels vétustes, inadaptés à l’usage ou présentant des risques de contact direct, Promotelec ne peut que recommander vivement à tous les diagnostiqueurs de prendre le temps, d’ici le 1er juillet 2011, de se former aux évolutions de cette nouvelle norme XP C 16-600. »

Bruno Gendron, Association Promotelec.
Contexte : Un arrêté a été pris pour cause d’insalubrité, de plomb et de sur-occupation. Les travaux d'office ont été engagés ainsi que l'hébergement des occupants.


Question : Faut-il faire des travaux d'office dans des logements vacants ou devenus vacants ?
Réponse : Il faut réaliser les travaux d'office même si les logements sont provisoirement vacants. C'est d'ailleurs ce que prévoit l'article 85 de la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion, qui tranche cette question pour l'insalubrité. En droit, même sur des logements devenus vacants après l’arrêté d’insalubrité remédiable, la règle est donc l’exécution d’office des travaux prescrits.

S’agissant des immeubles vacants, le défaut d’occupation ne s’oppose pas à l’édiction d’un arrêté d’insalubrité, ou de péril, dès lors qu’un risque pour la santé ou la sécurité de tiers est avérée.
Cette situation se présentera le plus souvent en matière de péril, mais elle n’est pas exclue en cas d’insalubrité et elle est d’ailleurs prévue par l’article L1331-26 du code de la santé publique, notamment en cas de risque pour les voisins.

Dans ce cas, l’arrêté doit être exécuté y compris par travaux d’office pour mettre fin à ce désordre, ainsi que pour empêcher une occupation ultérieure.


S'agissant d'un immeuble qui devient vacant postérieurement à l’arrêté, la vacance n’éteint pas les obligations du propriétaire et les servitudes qui découlent de l’arrêté continuent à produire tous leurs effets de droit (interdiction de relouer ou d’habiter, transmission de la servitude aux acquéreurs …) dès lors que l’arrêté n’est pas levé.

La décision d’intervenir d’office en cas de défaillance du propriétaire doit être appréciée selon les circonstances précises de l’espèce, en tenant compte de l'ensemble des risques actuels que présente l’état de l’immeuble et donc de l’utilité de l’intervention. Le cas doit être analysé différemment en matière d’insalubrité et en matière de péril, car les dangers ou risques ne sont pas identiques.

En insalubrité, l'état de l’immeuble ou du logement peut constituer un danger pour la santé des voisins, actuels ou futurs, ceux qui habitent le même immeuble (collectif, en copropriété ou non) ou ceux qui habitent l’immeuble voisin.

Cependant, sauf si le propriétaire a effectivement assuré le relogement définitif des occupants et a un projet sur cet immeuble (mutation, onéreuse ou gratuite, autre usage) il faut prendre garde au fait que le propriétaire, pour éviter d’exécuter ses obligations, risquer l’exécution d’office, use de tous moyens pour faire libérer les lieux et argue de leur vacance pour s’opposer aux travaux : c’est pour éviter ce risque, trop réel, que l’art L.1331-29 a été complété.


Pour tout élément relatif aux travaux d'office, il convient de se reporter à la fiche 15 du Vade-Mecum du PNLHI